Qui suis-je ?

De bachelier à ingénieur …

Mon nom est Alexandre CHIREZ, j’ai 22 ans, je suis originaire de Lorient en Bretagne. Je suis très curieux, j’aime découvrir et tester de nouvelles choses. Impulsif mais réfléchit, je suis long à prendre des décisions, mais quand je suis lancé j’y vais à fond !

C’est le cas avec ce blog. L’idée de partager mon expérience me trotte dans la tête depuis quelques mois maintenant, mais là c’est bon, je suis lancé !

Si je devais résumer mon parcours scolaire en quelques mots :  élève moyen. Je n’excellais pas en cours, mais je n’étais pas non plus en bas de tableau. Je savais qu’il fallait faire des études, mais j’étais découragé d’avance à l’idée de poursuivre encore et encore dans un modèle purement académique.

Au lycée, j’étais du genre à chercher tous les moyens possibles pour gagner de l’argent. D’ailleurs, au delà de mes petits business à droite et à gauche, je travaillais toutes les semaines comme vendeur au marché. J’aimais beaucoup la vente, vraiment ! D’ailleurs, j’hésitais à l’époque à faire une école de commerce. Mais c’était cher et pas forcément compatible avec une autre de mes passions : la technologie.

Finalement, j’ai tranché en faveur d’une formation orientée vers l’informatique en me disant que je pourrai retourner vers le commerce plus tard, après avoir acquis de bonnes connaissances techniques.

Après avoir obtenu un BAC STI2D, je me suis orienté vers le DUT réseaux et télécommunications en apprentissage à l’IUT de Saint Malo. Un mois sur deux j’étais technicien chez Orange, je réalisais les installations chez les clients professionnels. J’aimais ce poste. Du contact humain, de la diversité, une super ambiance avec mes collègues, c’était génial ! Quand j’étais en cours, c’était un peu la fête aussi ! Entre soirées étudiantes et les exams, je m’en sortais. De petites difficultés sur certaines matières comme les maths (ce qui est problématique dans une telle formation), mais je suivais. Un an et demi se sont écoulés sans encombre, et là un nouveau choix s’imposait : entrer dans la vie professionnelle ou poursuivre mes études.

Orange me proposait un CDI : mon poste actuel, les même collègues, la même ambiance … et la vrai vie MAINTENANT. L’autre option : poursuivre mes études vers une licence professionnelle ou une école d’ingénieur. Autant vous dire qu’à ce moment, de gros doutes m’habitaient.

Il y avait bien une école d’ingénieur qui m’intéressait, mais je n’étais pas certain de pouvoir y rentrer vu mon niveau en math … Les derniers mois de DUT, j’ai mis les bouchées doubles pour avoir le meilleur dossier possible et espérer être pris. Mon choix était fait, c’était soit le CDI, soit Télécom Lille. Pas d’autres options.

Mars 2015, première victoire, mon dossier a été retenu ! En route pour les entretiens et les tests de sélection. En DUT, nous avions une prof de communication géniale. Elle nous a tous coachés, et avec le recule, je pense que nous avons eu énormément de chances de l’avoir ! Aux entretiens à Télécom Lille, c’était un débarquement, nous étions au moins une vingtaine de l’IUT de Saint Malo à avoir fait le déplacement. Tous solidaires malgré la concurrence.

Quelques semaines plus tard, dans ma voiture de fonction, sur le parking d’un client, un mail. Telecom Lille m’annonçait que ma candidature était retenue dans leur formation par apprentissage. LE BONHEUR ! J’étais fou dans cette petite 208, j’en ai crié !

Une nouvelle course s’engageait pour trouver un poste. Lettres de motivations, CV, entretiens téléphoniques … Beaucoup de pistes, mais rien de bien concret. Un après-midi, j’avais un entretien téléphonique avec un manager de chez Orange pour une mission qui semblait géniale… sur le papier. Lors de l’appel, j’ai eu un très mauvais feeling avec le recruteur. Pire : le poste ne m’intéressait pas… Un peu dégoûté je me suis avachi dans le canapé de mon petit studio.

En face de moi, mon pc portable était allumé et ma boîte mail ouverte. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai cliqué sur « Tous les messages », un peu au hasard sans vraiment savoir pourquoi. Et là: une notification de message vocal sur mon ancien numéro de téléphone (j’avais changé de numéro quelques mois auparavant). Mon cœur battait à 100 à l’heure, je télécharge la pièce jointe (le message vocal) et je l’écoute …

« Oui, bonjour M CHIREZ, M.  XXX de la société THALES, je vous contacte suite aux entretiens que vous avez passé à Télécom Lille. Ma supérieure à fait parti du jury et m’a transmis votre CV car votre profil semble intéressant. Je vous invite à me rappeler pour que l’on discute du poste à pourvoir dans mon service à partir de Septembre. Je suis joignable au 03 XX XX XX XX. Au revoir. »

JACKPOT ! Je rappelle aussitôt. Nous convenons d’une rencontre quelques semaines plus tard à Lille à l’occasion d’un événement de recrutement de l’école.

Le jour J, je me présente sur le stand THALES en demandant M. XXX. Il me reçoit et nous passons immédiatement un entretien dans une salle isolée. L’entretien se passe bien, et à la fin mon potentiel futur manager me dit qu’il doit rencontrer une autre personne ayant le même profil que moi juste après, et qu’il allait me recontacter dans la journée pour le résultat.

En sortant, dans les couloirs qui nous ramènent vers le stand Thales, je croise Jean-Marc ! Un très bon amis de DUT avec qui j’ai fais les 400 coups. Un grand sourire, je lui serre la main, ni l’un ni l’autre ne nous y attendions. Le manager un peu amusé dit bonjour à Jean-Marc et ils partent en entretien.

Après son entretien, Jean-Marc me rappelle, nous discutons rapidement du poste etc, puis décidons de manger ensemble avec d’autres étudiants de Saint-Malo ayant faits le déplacement.

Pendant le repas, le téléphone de Jean-Marc sonne, il était en face de moi. Pas beaucoup d’expressions sur son visage, « MMh, je comprends, merci. » le manager continue de parler et Jean-Marc renchérit « Ben attendez, il est en face de moi ». Puis il me tend son téléphone !

Je prends le téléphone et mon futur manager m’annonce qu’il retient ma candidature et qu’il allait tout faire pour que Jean-Marc trouve également un poste dans l’entreprise. J’étais tellement heureux .. et tellement gêné pour mon ami … J’évitais toute expression de joie mais j’étais fou intérieurement.

Quelques jours plus tard, Jean-Marc trouvait lui aussi un poste chez Thales sur le même site. Nous allions être collègues !

Ces trois années chez Thales ont été extrêmement enrichissantes, les technologies variées, l’ambiance exceptionnelle. Je me suis éclaté ! Je pense que je ne remercierai jamais assez mon maître d’apprentissage et mon manager pour leur suivi et leur implication. Ils sont été géniaux de A à Z. Cerise sur le gâteau : mon projet de fin d’études. Mon manager s’est battu pour rassembler plusieurs apprentis et leur confier un projet d’envergure. Après plusieurs péripéties, le projet était lancé. Jean-Marc et moi travaillions ensemble sur un projet ultra intéressant (qui a d’ailleurs été un succès).

La fin de diplôme approchant, les contacts avec des entreprises pour un CDI se sont multipliés pour Jean-Marc et moi … De nombreux contacts chacun ! Croyez le si vous voulez, mais Jean-Marc et moi avons signés au même endroit ! Nous avons pris nos décisions indépendamment, même si nous en parlions énormément. Mais au final, nous avons signé à quelques heures d’intervalles !

En route pour de nouvelles aventures … en tant qu’ingénieur systèmes et réseaux.